Elle s’est fait repérer à quinze ans par un chasseur de tête alors qu’elle faisait du shopping dans un magasin H&M. Pas insensibles à son charme et sa baby face si séduisante, les représentants d’un magazine féminin lui proposent alors de poser très légèrement dénudée pour une parution photo et, furieux, son père les traîne devant la justice et remporte gain de cause. C’est le scandale de trop pour la jeune mannequin, qui décide de s’installer seule à Paris, ses dix-neuf ans à peine entamés.

Elle, c’est Marine Vacth. Avant d’être cette toute jeune actrice ayant tourné pour Cédric Klapisch dans Ma part du gâteau, et, première étape vers la gloire, pour François Ozon et son Jeune et Jolie, long-métrage assez controversé, elle était mannequin. Tournant en tant que simple figurante au côté du protagoniste Vincent Cassel pour le spot Yves Saint Laurent La nuit de l’homme, elle est remarquée par la maison qui, conquise, lui offre la promotion de son parfum phare, auparavant incarné par Kate Moss – si peu – , Parisienne. Avant de séduire d’autres luxueux designers tels que Chloé.

Elle démarrera ainsi le cinéma – comme le mannequinat – par la petite porte. Et, de fil en aiguille, d’apparitions sous la direction de Cédric Klapisch à l’obtention d’un rôle dans Ce que le jour doit à la nuit d’Alexandre Arcady, elle foulera même les marches du Festival de Cannes 2013, héroïne difficile mais Jeune et Jolie. Etonnamment, celle qui a l’habitude de fouler les podiums apparaît alors crispée, au bord des larmes, mal à l’aise sur ces marches si réputées, peut-être émue aussi. Et alors qu’Adèle Exarchopoulos vient d’éclipser toutes les actrices confirmées en crevant l’écran – et remportant la Palme d’Or – à seulement dix-neuf ans, l’on peut se demander si le destin de Marine Vacth ne sera pas similaire.

Marine Vacth © WireImage

Marine Vacth © WireImage