Comment déclarer votre victoire aux prud’hommes aux impôts ?
Découvrez ce que vous devez absolument déclarer au fisc après avoir remporté une victoire aux prud'hommes : les erreurs à éviter pour ne pas avoir de mauvaises surprises!
Tl;dr
- Les prud’hommes peuvent demander des indemnités pour le salarié.
- Les rappels de salaire et de congés sont imposables.
- L’indemnité de licenciement est souvent exonérée d’impôt.
- Les dommages-intérêts et certaines indemnités ne sont pas imposables.
Comprendre les implications fiscales des indemnités prud’homales
Les prud’hommes, ces tribunaux chargés de régler les litiges entre salariés et employeurs, peuvent, à l’occasion d’un jugement, ordonner le versement d’indemnités au salarié. Mais comment ces sommes sont-elles traitées fiscalement ? Quelles sont les sommes imposables et selon quelles modalités ?
Les rappels de salaire et de congés : des revenus imposables
Les rappels de salaire et de congés payés sont toujours imposables, car ce sont des revenus « ordinaires » qui auraient été taxés s’ils avaient été versés spontanément par l’employeur. Il faut donc les intégrer à votre déclaration de revenus, avec vos autres salaires de l’année. Notez que ces rappels de salaire peuvent concerner des années passées, compte tenu de la durée des procédures prud’homales.
Indemnité de licenciement : souvent exonérée d’impôts
Ensuite, parlons de l’indemnité de licenciement. Cette somme est souvent exonérée d’impôts, dans la limite de la plus favorable des trois options suivantes : l’indemnité légale ou conventionnelle applicable, le double de la rémunération brute de l’année précédant le licenciement ou la moitié de l’indemnité. Les deux dernières options sont plafonnées à six fois le montant du plafond annuel de la sécurité sociale. Ce qui, dans la plupart des cas, permet d’exonérer totalement l’indemnité de licenciement.
Indemnités non-imposables : dommages-intérêts et autres
Enfin, les dommages-intérêts, qui sanctionnent un licenciement abusif ou irrégulier, ne sont pas imposables sur le revenu. Il en va de même pour les indemnités accordées en cas de vice de procédure ou de licenciement reconnu pour cause discriminatoire.
De plus, si le litige se résout à l’étape de la conciliation, c’est-à-dire sans aller jusqu’au jugement, le salarié peut percevoir une indemnité forfaitaire de conciliation. Son montant est déterminé par un barème qui prévoit jusqu’à 24 mois de salaire. Cette indemnité est également non-imposable.
