Juillet : Délaissement de l’assurance vie par les Français
Découvrez pourquoi l'assurance vie a connu une chute spectaculaire en popularité parmi les Français au mois de Juillet!
Un désintérêt relatif pour l’assurance vie en juillet
Le mois de juillet a marqué un recul de l’intérêt des Français pour l’assurance vie. Selon les informations fournies par la fédération France Assureurs, les sorties de fonds ont dépassé les entrées à hauteur d’un milliard d’euros. Il est à noter que l’assurance vie a connu une fluctuation de son succès ces derniers mois. Après un solde négatif en mai (-1,6 milliard d’euros), une amélioration a été observée en juin, avec une différence positive de 1,7 milliard d’euros entre les entrées et les sorties.
Une stabilité des dépôts et une hausse des prestations
En dépit de cette évolution, les dépôts sont restés stables sur un an, avec une légère hausse de 1% à 12,1 milliards d’euros. En revanche, les prestations qui regroupent les retraits et l’argent versé aux ayants droit en cas de décès ont connu une augmentation de 16% à 13,1 milliards d’euros. « Le mois de juillet ne traduit pas d’accélération », a précisé Franck Le Vallois, directeur général de France Assureurs.
Les raisons de cette tendance
Selon Le Vallois, cette tendance s’explique par un contexte économique difficile. Les assurés sont incités à puiser dans leur épargne, notamment en raison du resserrement du crédit immobilier qui oblige les ménages à fournir un apport personnel plus important. De plus, l’assurance vie a souffert de la comparaison avec le Livret A, dont le rendement à 3% est supérieur et exempt de prélèvements sociaux et fiscaux.
L’attrait pour l’épargne réglementée
Alors que le Livret A n’a pas encore provoqué un désinvestissement massif des fonds de l’assurance vie, les épargnants tendent à privilégier l’épargne réglementée pour leurs nouveaux placements. Les sommes records déposées ces derniers mois sur le Livret A en sont une preuve tangible. Néanmoins, l’assurance vie demeure le premier produit d’épargne des Français, avec un encours atteignant 1.916 milliards d’euros fin juillet, soit une hausse de 3,5% sur un an.
